Nourri de sons, d’images et de témoignages, Radio Live – La Relève fait dialoguer des jeunes gens préoccupés par les questions d’engagement et d’identité. Navigant entre le présent et le passé, ces récits croisés nous font pénétrer dans le quotidien et l’imaginaire de ces jeunes de Bosnie, de Syrie, d’Ukraine, du Rwanda ou encore d’Israël ou d’Inde mais aussi de France. Une jeunesse à la parole spontanée qui ne se satisfait pas du monde tel qu’il est. Aurélie Charon et Amélie Bonnin sont parties filmer des visages et des paysages qui racontent et interpellent. Héritier·es de la barbarie et d’une immigration forcée provoquant des identités multiples, ces citoyens et citoyennes en quête de liberté doivent construire leur personnalité.
Sur le plateau, sont invitées deux jeunes femmes courageuses et déterminées : Hala, cinéaste syrienne et Oksana comédienne ukrainienne et fixeuse pour les journalistes français depuis le début de la guerre. Sous la forme d’un dialogue continu entre la scène et l’écran, elles s’expriment sur leur rapport au passé et au présent, par une parole vivante. Une bouleversante ode à la résilience.
• Profitez de la Promo du web à 13€ sur la séance du 22/03
Trahi par de faux amis jaloux, à tout juste 19 ans, Edmond Dantès est dénoncé comme conspirateur bonapartiste et jeté au cachot pendant quatorze ans, au château d’If, au large de Marseille. Il parviendra à s’évader, à s’emparer d’un trésor et, après s’être fait passer pour mort, à devenir le comte de Monte-Cristo et à construire méthodiquement sa vengeance.
Le roman épique d’Alexandre Dumas qui se déroule sur plus d’un quart de siècle et se déploie sur trois tomes, est ici restitué sur scène en une heure trente, un véritable exploit. Trois interprètes, conteurs, musiciens, comédiens, incarnent à eux seuls une vingtaine de personnages, évoquant la multiplicité des lieux où se déroule l’action par de nombreuses et habiles subtilités scéniques. Il faut de la présence, du souffle et du magnétisme pour emporter le public dans cette magnifique épopée. Ce trio d’artistes n’en manque pas, qui en véritables conteur·euses, nous emportent dans leur orchestration du récit tout en nous laissant la liberté d’en recomposer l’intensité et la sensibilité des images.
Le spectre, c’est celui du « trouble de l’autisme », dont a été diagnostiqué Adel et qui fait basculer ses parents dans une grande détresse puis dans un combat à vie pour qu’il ait sa place dans la société.
À travers cette fiction, portée par un musicien et un quatuor d’acteurs formidables, Maurin Ollès restitue la réalité complexe de ces enfants coupés du monde et l’engagement sans faille de leur famille et des personnes qui les accompagnent pour leur donner leur propre espace de construction et d’épanouissement. Dans une approche à la fois intime et politique, il met aussi au jour les manquements de diverses structures éducatives et sociales et les problématiques auxquelles vont être confrontés Adel et ses parents pour exister, dans l’invention et la joie, parmi les autres.
Sur le plateau et dans la vie, leurs corps dansants sont des corps révoltés. Des corps solidaires aussi qui parcourent les scènes et les rues du monde inventant un langage chorégraphique métis. À l’inquiétude sur la société d’aujourd’hui, entre crise climatique, surconsommation et guerres menaçantes, ils et elles répondent par l’affranchissement des corps. À l’effroi devant les esprits plus que jamais immobiles, ils et elles ripostent par la radicalité d’un geste et d’un mouvement et offrent leurs visages à la transe et au trouble.
Avec dix merveilleux interprètes qui osent tout, les auteurs chorégraphes Souhail Marchiche et Mehdi Meghari signent une pièce métaphorique pleine de colère et d’espoir. Pour conjurer le découragement et la détresse d’une ère post-Covid, ils et elles inventent l’arrivée d’une nouvelle fièvre, une fièvre de danse… À la paralysie, les artistes opposent la puissance libératrice du corps et de l’âme. Une exploration entre profane et sacré, portée par une musique qui mélange les époques, les univers, les rythmes, les instruments traditionnels et contemporains.
ATTENTION : CERTAINES SCÈNES COMPORTENT UN EFFET STROBOSCOPIQUE POUVANT AFFECTER LES SPECTATEURS PHOTOSENSIBLES.
Créé en 2008 par Patrice Chéreau, avec le chorégraphe Thierry Thieû Niang, La Douleur incarne la rencontre voix et corps entre une comédienne et une écrivaine. Dominique Blanc porte avec incandescence le récit autobiographique de l’attente fiévreuse de Marguerite Duras, en avril 1945, de son mari Robert Antelme, déporté à Dachau, dont elle ne sait s’il est encore vivant en cette veille de Libération. Dominique Blanc fait le tour du monde pendant quatre ans avec ce seule en scène d’une intensité exceptionnelle. Puis, après la mort de Patrice Chéreau, en 2013, elle entre à la Comédie-Française.
L’une de nos plus grandes actrices reprend aujourd’hui ce spectacle de légende dont il ne restait que la mémoire, avec Thierry Thieû Niang qui en avait composé la partition corporelle. Une re-création à deux regards portée par le même souffle et le même désir de revenir à la puissance initiale. Pour dire les atrocités de la guerre, de nouveau à nos portes, mais aussi la capacité de transformation des êtres dans le courage, l’espoir et l’amour.
Sous la simplicité d’une habile et hilarante causerie, l’auteur-metteur en scène et performeur Mohamed El Khatib et l’historien-chercheur et plaisantin Patrick Boucheron nous révèlent la face cachée de cet objet de collection. Les boules à neige, perçues de premier abord comme un souvenir de voyage ludique, commercial, populaire et universel, deviennent au fur et à mesure de l’enquête les témoins miniaturisés et sanctuarisés de notre monde. De la Tour Eiffel au World Trade Center, en passant par la Kaaba de La Mecque, cet objet décoratif et de mémoire, mêlant l’intime et le sociétal, dévoile ici une myriade de récits qui appellent des interrogations plus universelles.
Avec tendresse et méticulosité, les performeurs entreprennent de faire parler ces petits globes, recueillis un peu partout dans le monde auprès de collectionneurs, pour nous révéler une histoire naturelle de ces mondes portatifs. Car la boule à neige est avant tout un théâtre, un théâtre miniature qui tient dans la main et regorge d’histoires.
Histoires éternelles nous plonge dans des univers fantastiques où les flûtes sont enchanteresses, les allumettes hypnotiques et les clés magiques. Le Joueur de flûte de Hamelin, conte allemand qui a traversé les âges grâce aux frères Grimm, raconte le désespoir des habitants d’une ville infestée par les rats. Dans le conte danois La Petite Fille aux allumettes de Hans Christian Andersen, une jeune fille erre en guenilles dans les rues enneigées sans trouver d’acheteur. Dans l’horrifique conte français La Barbe-Bleue de Charles Perrault, un homme étrange et riche cache à sa nouvelle épouse un passé terrifiant…
Ayant plongé dans l’univers hip-hop durant sa préadolescence, Kery James s’est lancé, micro en main, au début des années 1990 au côté du groupe Ideal J. Il impulse par la suite un parcours solo avec l’album Si c’était à refaire (2001), devenu rapidement Disque d’or. Durant 30 ans de carrière, cet artiste amoureux des mots s’est affirmé comme un héraut éminent du rap hexagonal, dont les vibrantes chansons expriment un engagement sociopolitique fervent mais sans outrance.
Après plusieurs années de riches projets dans la musique, le théâtre et le cinéma, Kery James investit le Théâtre de Sartrouville, avec ses fidèles compagnons de scène au clavier et aux percussions, pour revisiter les titres les plus poignants de son répertoire, sans artifices et tout en intimité.
Ils nous accueillent dans leur petit espace circulaire, au plus près d’eux. C’est chaleureux et intimiste, et il y a moyen, en tendant un peu le bras, de prendre part à ce qui va se jouer ici. Le duo tisse une histoire intense, à la fois riche en émotions et teintée d’humour, tout en subtilité : les gestes, la musique, ou encore les paroles d’une chanson viennent porter le propos… qui ne va pas s’avérer aussi léger qu’il y paraît. L’Empreinte est un spectacle touchant et extrêmement émouvant dont on ne ressort pas totalement indemne.
Carmen, la bohémienne en marge de la société, n’aspire qu’à la liberté. Elle séduit Don José, un jeune brigadier déjà fiancé, déchiré entre le désir et les conventions sociales. Mais leur passion leur sera fatale. Dans cette forme intimiste, avec quatre pianos, le drame de Carmen est resserré ici sur la psychologie des personnages et sur la confrontation entre le collectif et l’individu, parce que Carmen est à la fois un drame intime et social.
Vous souhaitez rester informé.e sur les spectacles programmés au Théâtre et suivre nos actualités au fil de la saison ? Abonnez-vous à la newsletter du Théâtre de Sartrouville et des Yvelines–CDN.
Vous disposez d’un droit d’accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant (loi « Informatique et Libertés » du 6 janvier 1978 modifiée). Pour toute demande, vous pouvez contacter "Service Communication, Théâtre de Sartrouville et des Yvelines–CDN, place Jacques-Brel, 78500 Sartrouville" ou envoyer un mail à retour@theatre-sartrouville.fr